Le Brésil

 

 

Salvador-Fruit
Après la traversée de l'atlantique, arriver dans la grande ville de Salvador fut franchement dépaysant ! D'autant plus que la marina est en plein centre ville et que les Brésiliens sont particulièrement bruyants. Nous y restons quelques jours pour discuter de nos dernières aventures avec les copains, visiter le centre ville, refaire des coussins pour le cockpit et réparer le moteur de Saltimbanque. Mais nous découvrons aussi avec plaisir la nourriture Brésilienne, les fruits tropicaux, les brochettes de fromage grillé et les restaurants au Kilo. Puis nous partons un peu plus au sud dans la rivière de Camamu avec les Quetzals.

Camamu

Après une nuit en mer, nous arrivons dans cette belle rivière qui nous rappelle un peu la Casamance en plus boisée. Nous remontons la rivière jusque chez Blanca et Jens, des amis rencontrés à Dakar et passons quelques jours en leur compagnie. La visite du jardin (22 hectares) dont une partie doit être dans le même état depuis plusieurs siécles, nous permet de découvrir la forêt tropicale avec ses sources et ses plantes magnifiques (Merci aux quetzals pour les photos).

lichen-Céline--

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Puis nous partons explorer la rivière. Dabord vers l'aval, car nous devons aller nous ravitailler à la ville de Camamu. Nous nous en approchons, puis nous prenons un bateau bus le lendemain car il n'y a pas assez d'eau pour Saltimbanque comme pour Quetzal. La "Lancha" passe nous prendre à 5h30 et nous ramène à 13h. Nous découvrons une bourgade sympathique et très animée en ce samedi de marché. Nous en profitons pour faire le plein de produits frais dont certains nous sont totalement inconnus. De retour au bateau, nous remontons la rivière en nous arrêtant au pied de l'Ilha Tatus, un petit mouillage bien calme. Nous retournons ensuite chez nos amis afin de leur dire au revoir car ils s'apprètent à quitter le Brésil pour quelques mois. Delphine et Mathieu laissent leur bateau pour un petit périple vers la Bolivie et le Pérou. Nous partons alors vers l'amont et espérons jeter l'ancre de Saltimbanque au pied d'une cascade mais ce jour là, les coefficients de marées sont insuffisants et nous manquons de profondeur pour passer. Nous faisons donc les 500 derniers mètres en annexe. La cascade est vraiment jolie et nous entendons son bruit de loin.

Saltimbanque au pied de l'Ilha Tatus-dégustation de pinia-cascade

Lors du retour, nous nous arrêtons entre deux îles, près d'une belle plage où nous espérons faire un peu de kitesurf mais le vent n'est pas de cet avis et nous décidons alors de remonter à Salvador. Nous avons deux jours de navigation pour nous y rendre et faisons étape à Morro de Sao Paulo. C'est un ancien village de pêcheurs transformé en station balnéaire. Le site est très agréable malgré la pression touristique qui y règne, il n'y a aucune voiture, les ruelles sont en sable. c'est aussi un bon endroit pour la pratique du surf et de la plongée.

Banc de Sable-Céline -Bain frais !

De retour à Salvador, nous profitons de ce séjour pour faire quelques courses et acheter le nouveau vaigrage qui va nous permettre de remplacer la moquette au plafond, dans le carré. Nous allons alors passer le week end sur l'île d'Itaparica. C'est une île qui se situe juste en face de Salvador, au sud de la baie de Todos los Santos. Nous y retrouvons plusieurs copains et au lieu d'y passer deux jours nous en restons dix ! C'est un mouillage très chouette et à coté du bateau il y a un grand banc de sable qui se découvre à marée basse. Cela se révèle être un lieu parfait pour le kitesurf et la planche à voile quand le vent souffle de façon régulière.( Malheureusement, cela s'est avéré plutôt rare !). Il pleut souvent et après un tour de planche, nous pouvons nous rincer directement dans l'annexe transformée en baignoire !

Après ces dix jours de détente, il est temps de se remettre à bricoler. A Salvador, un mécanicien nous change les silent block et deux durites du moteur qui sont en très mauvais état. Nous changeons ensuite de marina et allons à Ribeira, un quartier de Salvador situé à l'écart du centre ville, où nous retrouvons un menuisier qui vient faire quelques travaux sur le bateau (support de hublot sur le roof et cadres autour des hublots latéraux dans le carré). Une fois le bois vernis, nous partons faire un petit tour à l'intérieur des terres.

Lençois

Camping
Le premier jour, nous prenons le bus pour effectuer les 500 km qui nous séparent de ce coin réputé joli. A l'arrivée, nous sommes accueillis par une vingtaine de Brésiliens, guides, représentants d'hotels où de tour operator. Ils ont tous quelque chose à nous vendre, un peu refroidi par le premier contact, nous filons vers le camping. Celui-ci est complètement vide, la saison touristique étant finie. Nous nous installons puis nous allons faire quelques courses et visiter le village.

Après une nuit très fraiche, nous partons pour une randonnée le long du Rio Lençois. Le parcours est sommairement expliqué dans un guide, heureusement car ici, se promener seul est difficile, faute de fléchage. Nous longeons la rivière dont certaines parties sont souterraines, puis avec un peu de chance et après quelques détours nous arrivons à une première cascade. Nous y retrouvons une famille accompagnée d'un guide, nous profitons de leur départ pour voir la direction à prendre pour la cascade suivante. Arrivés à cette chute, nous remarquons que tous les touristes sont accompagnés. Un des guides vient nous voir pour tenter de nous effrayer sur les risques à se promener sans "proffessionnel". D'après lui, morsures de serpents et chutes mortelles sont au programme si nous continuons à enprunter les sentiers. Nous le rassurons en lui parlant de notre aspivenin mais il ne semble pas connaitre, ce qui nous amène à nous demander à quoi il servirait si un de ses clients se faisait réellement mordre ! Le retour se fait en passant par la Salle des sables colorés, un amas de blocs énormes sous lesquels on peut se promener, le sol est couvert de sable blanc et rose qui servait à faire des paysages de sable en bouteille.

Jacuzzi-Grimpette-Cascade-Elle est bonne !

Dans les rochers-Cascade haut-Cascade bas-Salle des sables colorés

Malheureusement, à pied, il est difficile de profiter vraiment du lieu car les sites à visiter sont très éloignés de la ville. Pour notre troisième journée, nous partons donc en excursion en minibus avec un guide. Nous commencons notre journée par visiter des grottes. La première, gruta de lapa doce, est imense et il y a de nombreuses stalactites et stalagmites.

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Ensuite, nous allons aux Gruta Prithina et Azul. Elles sont reliées par une rivière souterraine à l'eau transparente peuplée de nombreux poissons. Quand le soleil pénêtre dans la Gruta Azul (bleu) l'eau prend de magnifiques couleurs.

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Dans l'après midi, nous montons en haut du Morro de pai Inacio, le plus haut sommet de la région (1426 m). Malheureusement, le temps nuageux ne nous permet pas de profiter du point de vue parait-il stupéfiant. Enfin, à la nuit tombante, nous allons voir une belle cascade.

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papillon-Toboggan

Céline crapahute-Jérôme se baigne

Le quatrième jour, nous repartons en randonnée en amoureux. Notre objectif est une rivière (Ribeira do meio) où nous espérons trouver des toboggans naturels. Arrivés sur place, le toboggan nous semble un peu dangereux, nous décidons donc de remonter la rivière et nous trouvons un coin sympa pour pique-niquer. Plus haut, nous arrivons devant des piscines naturelles, la baignade s'impose !

Nous rentrons tôt car nous ne voulons pas rater le premier match de foot du Brésil pour la coupe du monde. Effectivement, la ville s'arrête de vivre, tous les magazins sont fermés en plein après midi. Les bars ont la télé, on nous fait une place à une terrasse tout en nous demandant si nous ne sommes pas Croates. Tous les Brésiliens supportent leur équipe et hurlent dès que le ballon s'approche du but adverse. Puis le Brésil marque, la foule est en délire, des pétards énormes explosent dans tout le village, les spectateurs crient de joie à chaques ralentis. La fête se prolonge jusque tard dans la nuit.

Départ Le lendemain, nous repartons tôt le matin pour rejoindre notre maison flottante.

Bricolage

Sitôt retournés à bord, nous nous mettons au travail, nous fixons les piéces en bois qui encadrent les hublots, puis nous commencons à tailler la mousse isolante. Une fois la plaque decoupée, ce qui est très long et difficile, nous collons le skaï beige dessus et nous mettons la pièce en place. Il nous a fallu deux jours de travail pour obtenir ce que vous voyez sur la photo de gauche !

Collage d'un coté-Preparation du plafond-Et voila l'travail !

La coupe du monde de Football

Voici deux photos du centre ville historique de Salvador (le Pelourinho) prisent juste avant le troisième match de l'équipe du Brésil. Celle de droite a été prise sur une place avec écran géant, en attendant le coup d'envoi, la fanfare Olodum (très connue) chauffe le public.

Après leur défaite face à la France, les brésiliens sont plutôt fair play et ne semblent pas vouloir s'en prendre à nous. Par contre lors de la finale, ils encouragent tous l'Italie. Par la suite dès que nous discutons avec l'un d'eux, nous devons expliquer le fameux coup de tête du sosie de Jérôme !

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Carte de nos naviguations dans la baie de tous les Saints et ses alentours.

Le rio Paraguaçu

Cascade-Balade-Cascade

Lors de la remontée de ce fleuve, nos deux premières escales sont à proximité de cascades, une sur la plage puis la suivante en pleine forêt à un petit quart d'heure de marche du bateau. Nous sommes en compagnie de Mathieu, Delphine et de deux de ses soeurs venues quelques jours en vacances.

Saveiro-Cachoeira

On croise encore quelques Saveiros, ces embarquations typiques de la baie, elles servent à transporter toutes sortes de matériaux lourd et ne naviguent qu'à la voile. A Maragogipe nous rencontrons Taï, un artiste au look "spécial". Il nous fait visiter sa maison musée et tient absolument à nous accompagner lors de notre visite à Cachoeira (une petite ville traditionnelle en amont du rio où nous nous rendons en bus). En fait, ce guide n'arrête pas de se perdre et de nous faire faire des tours et détours dans cette petite bourgade ! Nous passons malgré tout une bonne journée en sa compagnie.

Saltimbanque

Au retour, nous faisons le tour de l'Ilha do Frades et nous mouillons à proximité de Bom Jesus. L'endroit est très joli. Nous y passons la nuit avant de retourner à Itaparica. Après quelques jours sur cette Ile que nous apprécions et une escale technique à Salvador (prolongation de nos visa, pièces de moteur et dentiste), nous allons faire des lessives à la cascade de Torroro.

Enfin nous quittons la baie et ses navigations paisibles.

Recife

A la sortie de la baie, nous avons la chance de croiser deux baleines, à environ deux cents mètres du bateau. C'est la premières fois que l'on peut observer ces mammifères depuis Saltimbanque, mais malheureusement, ils ne s'approcheront pas plus. Après trois jours et demi de navigation, dont une bonne partie contre le vent en se faisant bien secouer, nous arrivons à Récife un soir vers 23 h. Nous sommes très fatigués, nous mouillons dans l'avant port car nous ne pouvons accéder à la marina qu'à marée haute. Vers 5 h 30, nous sommes reveillés par un drôle de grincement, le vent et le courant ont fait décrocher notre ancre jetée à la va vite la veille et ont fait déraper le bateau sur environ deux cents mètres jusqu'à un pont. Au moment où nous nous réveillons, Saltimbanque est coinçé en travers du vent et du courant contre celui-ci. Le tablier étant environ 4m au dessus de l'eau, c'est le gréement qui prend. Nous craignons vraiment que les haubans ne lachent sous la pression et que le mât tombe. Nous ne pouvons rien faire, si nous essayons de partir au moteur, nous risquons de frotter contre le béton sans réussir à nous mettre face au courant. Heureusement, au moment ou nous envisageons de gonfler l'annexe pour porter une ancre au loin et tenter de nous haller, des pêcheurs viennent nous proposer de l'aide. Ils nons tendent un vieux bout que nous attachons à l'etrave. Au début nous ne sommes pas très optimistes car ils naviguent sur une barque à rames et pour nous tirer, la seule force de leurs bras semble un peu juste. Mais leur corde est très longue et sans aucune hésitation, ils vont jusqu'à la berge opposée puis tirent. Rapidement, le bateau pivote et d'un bon coup de moteur, nous nous dégageons de ce mauvais pas. Bilan, seule l'antenne filaire de la radio BLU a cédée, elle sera reparée quelques jours plus tard. Nous en sommes quitte pour un bon coup de stress.

Une fois bien à l'abri dans la Marina, nous alternons les séances de natation et les visites de la ville.

Une belle piscine-Un equipage heureux-Et plouf !

Cette piscine bien qu'ovale fait quand même une quinzaine de métres de long ce qui nous suffit amplement pour nager. A part le week end, où quelques Brésiliens viennent s'y délasser, nous l'avons pour nous seuls ou la partageons avec nos amis Suisse du bateau Anahita.

Prison - marché-Marché aux poisons-Recife vu de Olinda

Le centre ville, situé à une dizaine de minutes de bus de la marina, est plutôt agréable. Il est divisé en plusieurs quartiers séparés par des rivières et cannaux. Cette ville est aussi nommée la "Venise Brésilienne". Les maisons coloniales en rénovation de la vieille ville sont très jolies et colorées. Il y a de nombreuses rues piétonnes. Nous sommes allés visiter la maison de la culture et de l'artisanat. Comme dans quelques autres villes du Brésil, ce centre se situe dans l'ancienne prison. Chaque cellule abrite une boutiques de souvenirs. En face de cette prison se trouve la gare de chemin de fer. Un petit musée du train y est installé, dans lequel nous visitons des vieilles locomotives à vapeur. A l'arrêt du bus, on découvre un important marché aux poissons d'aquarium ! On y trouve toutes sortes de poissons d'eau douces ainsi que tout l'équipement de l'aquariophile. Un dimanche après midi, nous partons "en excursion" dans la ville d'Olinda ( Oh ! la belle !) avec la famille suisse. Cette ville a été déclarée par l'Unesco "héritage de la nature et de la culture de l'Humanité". Le centre historique est situé sur une colline qui domine Récife.

Après une dizaine de jours d'escale, nous repartons en direction de Joao Pessoa.

Joao Pessoa

Nous sommes allés à Joao Pessoa en espérant pouvoir y faire du kite surf. Il a fallu être patient car au début, il n'y avait pas assez de vent, puis trop puis les marées n'étaient pas aux bonnes heures. Une fois, nous avons même fait 4 heures de bus dans la journée pour nous rendre sur un spot qui s'est avéré totalement inadapté aux débutants. Mais, à chaque journée perdue, nous avons rencontré des brésiliens très sympas. Le premier nous a preté sa planche à voile, le suivant nous a invité à boire un coup puis présenté à son copain moniteur. Ce dernier a preté une aile de kite à Jérôme, un jour où le vent était trop fort pour notre matériel. Finalement, avec le bateau nous nous rendons à Costinha, un petit village à l'embouchure de la rivière. Nous y trouvons "la plage parfaite" et avons la chance d'avoir les bonnes conditions, ce qui nous permet de voir qu'après toutes ses galères nous avons bien progressés. Nous passons une excellente après-midi.

Céline-Jérôme-Jérôme

Fortaleza

Nous passons une semaine dans cette ville en compagnie de Mathieu et Delphine, dans une marina dépendant d'un hotel de luxe. Nous profitons des nombreux équipements mis à notre disposition : piscine, salle de jeux, terrain de tennis, connexion wifi nous permettant d'avoir internet dans le bateau. En étant à Fortaleza, il nous paraissait indispensable d'aller " O pirata". Il s'agit d'une boite de nuit, qui serait selon le Guide du routard la plus grosse fête du monde, célèbre dans toute l'Amérique. On y écoute une musique assez particulière et très populaire, nommée Forro, ainsi que la vrai lambada, jouées par des groupes de musiciens et danseurs sur une piste de danse en plein air. Nous y avons passé une très bonne soirée. Autrement, la ville de Fortaleza ne nous a pas paru avoir un grand intéret. Nous y avons fait un gros plein de nourriture avant de quitter le Brésil et rejoindre des pays où la vie est beaucoup plus chère !

Luis Correia

Une belle dune !

Notre dernière escale au Brésil fut Luis Correia. La première nuit a été difficile car nous avons mouillé à l'entrée de la rivière. Le vent est monté à 30 noeuds et avec le courant de face, le muoillage est devenu très inconfortable, à tel point que nous avons du fermer tous les hublots, comme en pleine mer ! Heureusement, au petit matin les Quetzals ont trouvé un quai où l'on pouvait s'amarrer dans un petit bras de rivière à l'abri du vent. Ce quai appartient à une fabrique de glace pour les pécheurs et nous pouvions accéder aux sanitaires, avoir de l'eau et acheter de la glace et du poisson pas cher. Mathieu et Delphine étant des fins gourmets, nous en avons profité pour nous faire des bons petits plats (crevettes au lait de coco, saumon brésilien, cari de boeuf, mousse au chocolat...). Les employés de la fabrique étaient très sympa, il y en a même un qui nous a emmené en ville avec sa voiture pour que nous puissions faire des courses pendant sa journée de congé.

Saut du quai-Surf sur sable-Course de barques

Nous nous sommes aussi bien amusés. Nous avons alterné des sauts du quai avec des roulades et glissades dans les dunes. Nous avons aussi vu passer une régate de barques de pêche qui se déplacaient à la voile et à la pagaie. C'était la periode des elections et malheureusement, une campagne electorale au Brésil s'ignifie le passage regulier cammionnette dont le toit et recouvert d'enceinte et la sono a fond, on les entend parfois a près d'un kilomètre !

Après une dixaine de jours bien agréable, nous avons quitter le Brésil pour nous rendre en Guyane Francaise

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